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Notre histoire

Notre histoire

La municipalité de Franklin est reconnue officiellement en 1857. Son territoire est nommé à la mémoire de Sir John Franklin (1786-1847), explorateur anglais ayant voyagé jusqu'à l'embouchure du fleuve Mackenzie dans les Territoires du Nord-Ouest. Cependant, il faut attendre jusqu'en 1973 pour qu'elle obtienne son statut actuel à la suite de la fusion du canton de Franklin et de la paroisse de Saint-Antoine-Abbé-Partie-Nord-Est.

Les deux noyaux principaux se situent comme suit sur le plan géographique: Saint-Antoine-Abbé à l’intersection de la route 201 et de la route 209; et Franklin-Centre à l’intersection de la route 202 et de la route 209. En plus la municipalité englobe la zone rurale de Doréa et les lieux-dits de Maritana et de Bridgetown.

Le peuplement des terres de Franklin commence assez tôt. En effet, le premier colon du nom d’Asa Smith s’y établit vers 1788. Une dizaine d’années plus tard, vers le début du XIXe siècle, d’autres colons s’y établissent venant des États-Unis, d’Irlande et d’Angleterre.

On fait construire la première école de Franklin Centre en 1830 et la municipalité du canton de Franklin est constituée par détachement du canton de Hemmingford, en 1857.

Personnage légendaire connu de tous les québécois, c’est à Saint-Antoine-Abbé qu’Antoine Labelle (Curé Labelle) exerce sa première charge en tant que curé à l’Église de Saint-Antoine-Abbé, de 1859 à 1863, nommé en cela par l’évêque du diocèse de Montréal, Monseigneur Ignace Bourget. Le Curé Labelle est le premier à occuper le presbytère, bâtiment toujours en place et en très bon état de conservation, bien que sa vocation ait changé au fil des ans. Le jeune curé doit affronter à la fois de vives dissensions chez ses coreligionnaires et une forte présence protestante. S’il affirme déjà ses qualités de meneur d’hommes en surmontant ces obstacles, il n’en est pas moins à maintes reprises guetté par le découragement : tantôt il avoue secrètement à son évêque être tenté de regretter sa prêtrise, tantôt il souhaiterait pouvoir se cacher dans un monastère. Assailli de difficultés financières, il doit contracter des dettes. Écrasé sous leur poids, celui qui sera plus tard à juste titre considéré comme l’un des plus ardents champions de la lutte contre l’émigration de ses compatriotes aux États-Unis, est amené, la mort dans l’âme, le 12 novembre 1867, à demander à son évêque de le laisser partir pour un diocèse américain où un salaire plus élevé lui permettrait de solder ses dettes et de payer une pension à sa mère. Plutôt que d’accéder à cette demande, Mgr Bourget le nomme, le 15 mai suivant, curé de la paroisse prospère de Saint-Jérôme, poste qu’il occupera jusqu’à sa mort. Le curé Labelle deviendra par la suite l’un des personnages principaux de la série télévisée Les Belles Histoires des pays d'en haut (1956-1970, un classique du paysage télévisuel québécois.

En 1868, le bureau de poste sous le nom de Franklin Centre est ouvert.